Josée Néron lance un plaidoyer en faveur de GNL-Québec

La mairesse de Ville de Saguenay, Josée Néron a lancé un véritable plaidoyer en faveur des grands projets industriels, dont GNL-Québec, tout en fustigeant les opposants se trouvant à l’extérieur de la région, qui remettent en question la viabilité économique ainsi que les impacts environnementaux du projet d’Énergie Saguenay.

Par Julien Gauthier

Josée Néron au Cercle de presse de Saguenay
Photo : Julien Gauthier

« Avec GNL-Québec, nous avons devant nous les plus gros investissements privés que nous n’avons jamais vus depuis des décennies. C’est une très belle opportunité pour nous. » a affirmé la mairesse de Saguenay au Cercle de presse.

Selon Josée Néron, ce projet permettrait notamment de lutter contre l’exode des jeunes et d’inverser la courbe démographique, en incitant les jeunes qui ont quitté la région à revenir s’y établir.

« La main d’œuvre, elle est mobile » insiste-t-elle.

« GNL est un projet qui va aider le monde entier »

La mairesse estime que le projet sera bénéfique à l’ensemble des projets actuels et à venir à travers le monde. À  titre d’exemple, des recherches et des études sont en cours afin de revoir le système de propulsion des navires qui emprunteront le Saguenay, ce qui pourra s’appliquer partout ailleurs.

En outre, elle a notamment proposé à GNL la création d’un fonds de transition énergétique – qui a été bien accueilli par l’entreprise – afin de développer de nouveaux créneaux dans la région. Ainsi, l’arrivée du projet d’Énergie Saguenay permettrait la création de nouvelles PME qui travailleraient de pair avec la grande industrie.

C’est au Saguenay et seulement au Saguenay de décider

La première magistrate a également fustigé les opposants de GNL, écorchant au passage les quarante économistes cosignataires d’une lettre publiée le 15 octobre dans le quotidien La Presse remettant en question la viabilité économique et rappelant les risques associés à l’augmentation des GES du projet.[1]

« Notre avenir, ce n’est pas à des gens de l’extérieur de nous dire quoi faire. Ce que je leur dis, c’est qu’ils s’occupent de leur développement économique. Nous, on s’occupera du nôtre » a-t-elle lancé.

Quant aux opposants qui se trouvent au sein même de la région 02, Josée Néron rappelle qu’elle n’a rien contre les militants environnementaux, même qu’elle porte leurs préoccupation auprès des promoteurs de grands projets.

Néanmoins, elle demeure sceptique quant au message porté par la marche pour le climat du 27 septembre dernier à Saguenay, qui selon elle donne une mauvaise image de Saguenay aux promoteurs, ce qui pourrait inciter les entreprises à aller s’établir ailleurs.  

« Un quotidien avec à la une « Grande manifestation contre les projets », quand ça tombe sur le bureau d’un promoteur, quelle image cela porte? » se questionne la mairesse.

La Ville de Saguenay assure néanmoins qu’avant d’aller de l’avant, le projet devra avoir été approuvé par le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) et que le tout devra être fait dans une perspective de développement durable. Le rapport sera d’ailleurs acheminé au gouvernement du Québec au plus tard le 7 novembre 2019.


[1] https://www.lapresse.ca/debats/opinions/201910/14/01-5245371-le-projet-gnl-quebec-bon-pour-leconomie-.php