L’implication n’est pas à ses meilleurs jours

Alors que le MAGE-UQAC vit des démissions et qu’il peine recruter des exécutants, la difficulté de combler des postes dans les organisations étudiantes n’est pas un cas isolé à l’UQAC. Aux Cégeps de Chicoutimi et Jonquière, on vit le même problème.

Par Julien Gauthier

Au cours des derniers mois, le MAGE-UQAC a perdu trois de ses huit exécutant.e.s. Selon Jean-François Lemieux, v-p aux cycles supérieurs, la mobilisation n’est pas facile. Les étudiant.e.s ne voient pas la valeur ajoutée de l’implication au sein du mouvement étudiant.

Selon le président de l’Association des étudiantes et étudiants du Cégep de Chicoutimi (AGEECC), Étienne Mailloux, combler des postes n’est pas une mince tâche. Par ailleurs, les conseils de concentration – l’équivalent des associations modulaires au niveau universitaire – ont été abolis cette année par manque d’effectifs. Le quorum des assemblées générales, établi à 2% des membres est également difficile à atteindre.

Étienne Mailloux, président de l’AGEECC
Photo : Courtoisie

À Jonquière, c’est le même problème. François-Pierre Tremblay, coordonnateur aux affaires générales de l’Association des étudiantes et étudiants du Cégep de Jonquière (AGEECJ), affirme que les assemblées générales nécessitent un énorme travail de mobilisation et que la pizza est toujours de mise.

L’environnement est la clé

Toutefois, un potentiel est présent, puisque la question environnementale semble interpeler davantage les étudiant.e.s, selon Antoine G. Cormier, v-p aux affaires institutionnelles du MAGE-UQAC.

Étienne Mailloux estime pour sa part que l’implication au sein du mouvement étudiant ira en augmentant au cours des prochaines années, car le climat est un sujet préoccupant. Le piquetage en marge de la marche pour le climat du 27 septembre dernier avait attiré entre 200 et 250 étudiant.e.s dans le stationnement du Cégep de Chicoutimi.

Alors qu’auparavant, l’AGEECC devait utiliser certains subterfuges, tels que la distribution de pizza gratuite, afin d’attirer les membres aux assemblées générales, le contexte actuel incite la participation active.

François-Pierre Tremblay de l’AGEECJ abonde dans le même sens. Il remarque une augmentation en raison de la question environnementale. La marche pour le climat et  ses préparatifs ont grandement interpellé les jeunes de tous horizons. Il reste à voir si le mouvement étudiant pourra être un levier de changement dans ce contexte de crise climatique.