Données alarmantes sur la santé psychologique

L’Union étudiante du Québec (UEQ) a révélé les résultats de l’enquête Sous ta façade. Cette enquête panquébécoise sur la santé psychologique étudiante, menée en octobre et novembre 2018, a permis de sonder plus de 23 881 membres de la communauté étudiante universitaire à travers le Québec. 

Par Stéphane Boivin

Le rapport publié le 9 novembre place les résultats obtenus en parallèle avec ceux de l’Enquête québécoise sur la santé de la population menée par l’institut de la statistique du Québec en 2014-2015. Les écarts sont équivoques : parmi tous les groupes d’âge, le pourcentage d’étudiant.e.s se situant à un niveau élevé de détresse psychologique surpasse de loin celui de la population générale. L’écart est d’au moins 10 % supérieur. Il frôle les 20 % chez les 25 à 44 ans.  

Graphique extrait de l’enquête panquébécoise sur la santé psychologique étudiante – UEQ

Dans l’ensemble des indicateurs étudiés, les étudiant.e.s au postdoctorat sont les plus à risque d’éprouver des problèmes de santé psychologique. Le suicide récent d’un étudiant français sur la place publique permet de penser que la tendance s’observe aussi en France. L’isolement et les problèmes financiers sont les facteurs principaux de ce phénomène.  

L’enquête révèle également que 19 % des étudiant.e.s ressentent des « symptômes dépressifs suffisamment sévères » pour considérer qu’ils et elles « doivent bénéficier d’un soutien médical ou psychologique (symptômes modérément sévères ou sévères) ». 

Le rapport de l’UEQ contient dix recommandations qui concernent surtout la création de politiques, de plans d’action et de stratégies de la part des institutions et du gouvernement. Le rapport et ces recommandations peuvent être consultés sur la page de l’UEQ.  

Nous vous proposerons une perspective locale de cette enquête dans le prochain numéro du Griffonnier.