Le Club Plein Air trace son itinéraire

Vallée des Fantômes, Pic Dubuc, lac Kénogami, Véloroute des Bleuets – Et ce ne sont que des exemples –, le Saguenay n’est pas à court de grandeurs et d’espaces pour réaliser des activités à l’extérieur. La présence du seul Baccalauréat en Intervention Plein Air (BIPA) au Québec en témoigne bien. C’est justement ce dernier, accompagné de l’association étudiante de Géographie, qui a fondé, le 23 janvier dernier, le Club Plein Air de l’UQAC.

Par Simon Tremblay

Le Club est né d’un seul constat : le plein air, sous toutes ses formes, dimension identitaire importante de la région du Saguenay, est sous-représenté de façon intra-muros chez la communauté universitaire. Outre le BIPA, il n’existait pas (encore) d’association visant à propulser la culture du plein air et à assister de futurs membres dans une pratique créative et aventureuse des expéditions en plein air. Chose dite, chose faite : sept étudiants composent maintenant l’exécutif du Club.

Entrevue avec François St-Arneault, vice-président du Club Plein Air -UQAC

Le tout récent Club Plein Air définit donc son but comme étant de promouvoir les activités de plein air à l’UQAC en organisant des sorties à coûts modiques, offertes uniquement aux étudiant.e.s  membres du Club. Ce statut de membre est accessible pour la modique somme de 5$ par session. Ceci permettra de rendre les sorties en pleine nature financièrement plus accessibles pour tout type de budget. Dépassant le groupe participatif, le Club se veut aussi une plateforme d’échanges et de rencontres permettant aux étudiants d’organiser eux-mêmes, des activités. Être membre donnera aussi l’occasion de participer à des séjours plus spécialisés qui pourront être organisés par les étudiants finissants du BIPA. Les activités seront tous azimuts, allant de la randonnée pédestre au vélo (de route ou de montagne), en passant par l’escalade, le ski, le camping et le kayak. Les valeurs fondamentales du Club Plein Air seront l’aventure et le plaisir d’explorer, l’organisation rigoureuse, le respect d’autrui et de l’environnement, l’honnêteté, l’égalité, ainsi que la sécurité.

Pourquoi cette union entre les étudiants en Intervention plein air et ceux en Géographie? Les membres du BIPA sauront apporter leur approche méthodique pour planifier des sorties sécuritaires pour tous, ainsi que mobiliser leur expérience sur le terrain. La géographie, quant à elle, est intrinsèquement liée à l’exploration et à l’aventure, aux aspirations à découvrir, à la documentation et à la cartographie de contrées éloignées.. Car le géographe cherche d’abord à comprendre l’attachement qu’on les humains pour les formes naturelles du paysage, c’est à dire l’espace-vécu autant que celui des espaces éloignés et sauvages qui portent à la contemplation.. La Géographie permettra donc de voir  comment l’horizon miroitant des Monts Valins habillés de neige porte à l’envie d’aller skier, ou en quoi la démesure des parois rocheuses du Fjord ont su créer dans l’imaginaire collectif l’idée d’un « royaume » naturel regorgeant d’arrière‑pays à parcourir, en raquettes, en ski, en canot, ou en randonnée. C’est justement dans ce grand terrain de jeu qu’est la région du Saguenay que les membres du Club Plein Air de l’UQAC pourront s’amuser, à partir de cette année! Pour toute information, n’hésitez pas à consulter la page Facebook du Club Plein Air de l’UQAC, ou à contacter David Dupéré ou Marie-Joëlle Lauzier, respectivement président du Club Plein Air et chargée des communications et du financement.