L’UQAC défend son plan de continuité

La directrice des communications de l’UQAC, Marie-Karlynn Laflamme, défend le plan de continuité rendu public par l’institution le 26 mars. Ce plan représente selon la direction le meilleur compromis entre les exigences gouvernementales et la flexibilité requise par les circonstances exceptionnelles.

Par Stéphane Boivin

À l’instar de l’ensemble des universités de la province, l’UQAC souhaite répondre à la directive du gouvernement québécois statuant que  » Les établissements seront soutenus pour encourager la poursuite ou le démarrage de la formation à distance et tout autre moyen d’enseignement alternatif, à partir du 30 mars. »

Mme. Laflamme déplore que les positions de certaines universités sur l’attribution des mentions Succès ou Échec ait pu laisser penser que les sessions étaient suspendues. Dans les faits, l’ensemble des institutions poursuivent des activités d’enseignement et d’évaluation tout en aménageant des accommodements.

Avec son plan de continuité, l’UQAC croit offrir la plus grande flexibilité possible à la communauté en proposant plusieurs scénarios, dont celui d’une conversion aux mentions S / E. Marie-Karlynn Laflamme indique que l’élaboration du plan mise sur un dialogue entre enseignants et étudiants ainsi que sur la créativité de la communauté universitaire.

Mme. Laflamme explique les modifications aux dates qui avaient été communiquées à la communauté étudiante par le caractère inédit de la situation et la rapidité de son évolution. Elle affirme que la direction a voulu s’assurer de fournir un plan qui tient la route, prenant en considération plusieurs scénarios.

Nous avons soumis à Mme. Laflamme l’exemple d’une étudiante travaillant dans le domaine de la santé qui aurait donné ses disponibilités pour les deux prochaines semaines auprès de son employeur, à qui on annonce maintenant la reprise de la session. La porte-parole de l’UQAC soutient que des accommodements seront possibles pour ce genre de cas. L’institution évaluerait présentement la situation avec différentes directions de programmes et les partenaires du milieu comme le CIUSSS.

Réactions de la communauté

Marie-Karlynn Laflamme affirme que le plan de continuité a été jugé satisfaisant par la majorité des directions de programme, par les instances syndicales et par la Commission des études, de la recherche et de la création, à l’exception des représentant.e.s étudiant.e.s, qui s’y sont opposé.e.s en attirant l’attention sur les défis rencontrés. Mme. Laflamme croit que l’UQAC a pris en compte ces défis dans l’élaboration de son plan de continuité, tout comme elle demeure à l’écoute des doléances de la communauté étudiante, exprimées notamment sur les réseaux sociaux.

Est-ce que le plan annoncé le 26 mars est appelé à être modifié à nouveau ? Marie-Karlynn Laflamme estime que la flexibilité de la solution proposée par l’UQAC devrait lui permettre d’être durable.